Voici quelques faits saillants sur les merveilles architecturales et décoratives de la Basilique.

Pour en profiter encore plus, nous vous invitons à faire une visite guidée ou le Grand Tour

LE RETABLE

Le thème développé gravite autour de l'aspect sacrificiel de l’Eucharistie, ce sacrement qui renouvelle le sacrifice du Christ.

La Crucifixion se trouve au centre du retable : le Christ est représenté mort sur la croix, la Vierge et Saint Jean se tiennent debout de chaque côté de la croix et Sainte Marie-Madeleine est agenouillée à ses pieds.

Autour de la Crucifixion, nous apercevons quatre scènes de l'Ancien Testament qui annoncent le sacrifice de la croix et de la messe :

  • En bas à droite, le sacrifice d'Isaac par son père Abraham.
  • En bas à gauche : l'offrande du pain et du vin faite par Melchisédech.
  • En haut à gauche : Moïse donne les règles du culte qui se fera par l'offrande de sacrifices d'animaux sur l'autel.
  • En haut à droite, le grand prêtre Aaron immole un agneau selon la tradition.

L'axe central du retable présente le Calvaire, placé au-dessus du maître-autel. Sous cet autel, la Dernière Cène selon Léonard de Vinci, est ici sculptée en bois : c'est l'institution de l'Eucharistie, la veille de la mort du Christ.

Dans la partie supérieure du retable, le couronnement de Marie. Le Christ (Messie) couronné est vainqueur de la mort, d'où sa résurrection. Il couronne sa mère.

La composition visuelle dirigée vers la voûte indique le chemin vers le bonheur céleste, entraînant dans son élan anges et étoiles sur fond de bleu intense. Ce chemin, symbole de la vie, se trace dans le sacrifice du Christ et de la messe.

L’AUTEL DE CÉLÉBRATION ET L'AMBON

Depuis la réforme liturgique du Concile Vatican II (1962-65), le prêtre doit célébrer la messe face au peuple. En 1998, un nouvel autel est installé. Le sculpteur-concepteur Denis Duguay s'inspirera de l'architecture du maître-autel élevé dans le fond du chœur pour le réaliser. L'inauguration a lieu à Noël 1998.

LA CHAIRE

La chaire est un joyau important de la basilique. Autrefois, le prêtre y montait pour y prononcer son sermon. L'architecte Victor Bourgeau (1809-1888) a dessiné cette chaire lors des rénovations des années 1870. Louis-Philippe Hébert (1850-1917), sculpteur très réputé, en a réalisé l’ornementation, notamment, vus au sol, les deux prophètes de l'Ancien Testament, Ézéchiel et Jérémie. Comme pour le retable, la chaire signifie que l'Ancien Testament de la Bible est à la base de la foi chrétienne.

Au-dessus, au niveau du garde-corps, se trouve une série de statuettes représentant, entre autres, le Christ assis et enseignant, Saint Pierre et Saint Paul.

La chaire

LES GRANDES ORGUES CASAVANT

C'est la firme Casavant et frères de Saint-Hyacinthe qui réalisa l'orgue de la Basilique en 1891. Depuis, l’instrument a subi quelques restaurations. À l'occasion de son 100e anniversaire, sa composition a été portée à 7 000 tuyaux : le plus grand mesure 10 mètres (32 pieds) et le plus petit, 6mm (1/4 po).

Depuis 2002, l’orgue possède 92 jeux disposés sur quatre claviers, avec un pédalier. La console actuelle date de 1962.

Les grandes orgues

LA CHAPELLE DU SAINT-SACREMENT

Cette chapelle vitrée permet aux fidèles de prier en toute tranquillité et d'adorer le Saint-Sacrement conservé dans le tabernacle de l'autel. Ce dernier est dédié aux martyrs sulpiciens de la Révolution française des 2 et 3 septembre 1792. À côté se trouve l'autel dédié à Sainte Thérèse de Lisieux, dont la statue est signée Elzéar Soucy. Elle est entourée de tableaux d’Ozias Leduc.

Les nombreux détails de la chapelle du Saint-Sacrement

LES VITRAUX

Pour souligner les fêtes du centenaire de Notre-Dame en 1929, le curé Olivier Maurault s'active à la réalisation de nouveaux vitraux pour lesquels il amasse les fonds nécessaires. Il décidera lui-même de la thématique des vitraux du rez-de-chaussée, évoquant la vie religieuse et sociale du temps de Ville-Marie. L'artiste québécois Jean-Baptiste Lagacé en dessinera les cartons. Les vitraux seront réalisés à l'atelier de Francis Chigot à Limoges, en France.

Les vitraux sont des représentations de l’histoire de la fondation de Montréal